Chaque shape répond à un surfeur et à des vagues. Ce guide passe en revue les grandes familles de planches, puis ce qui les différencie : volume, outline, rocker, rails, tails et dérives.
Les shapes
Dix shapes, des vagues différentes.
Les repères ci-dessous sont des plages courantes, pas des règles : votre gabarit, votre niveau et vos spots font varier les cotes. L'atelier réalise des shortboards, funboards, longboards et guns ; les variantes (fish, egg, hybride…) se discutent avec Stéphane. variantes à confirmer
Shortboards
Shortboard performance
Nose pointu, rails fins, rocker marqué : la planche des manœuvres et des vagues qui ont de la pente. Exigeante, elle demande de la vitesse et du niveau.
Un shortboard 2 à 6 pouces plus long, plus étroit, avec plus de rocker : pour ramer plus tôt et tenir quand la houle d'hiver monte sur les beach-breaks.
Plus court et plus large qu'un shortboard, plus plat aussi : il garde de la vitesse dans les vagues moyennes ou faibles. C'est souvent la meilleure planche « à tout faire ».
Né du kneeboard à la fin des années 1960 : court, large, peu de rocker et son tail en swallow. Il file sur les sections molles et se surfe 2 à 6 pouces plus court qu'un shortboard.
Entre le shortboard et le longboard : assez de volume pour ramer et se lever facilement, assez de courbe pour commencer à tourner. La planche idéale pour passer un cap.
Log ou noserider : long, épais, rails pleins (50/50), concave sous le nose et souvent une grande dérive unique. Pour la glisse, les marches sur la planche et le nose-riding.
Long, étroit, beaucoup de rocker et un pin tail : de quoi ramer vite, entrer tôt dans la vague et garder le contrôle à haute vitesse. L'autre spécialité de l'atelier.
Planches en mousse (softboards) : pour les toutes premières sessions, en école de surf. Une fois debout, une planche dure (mini-malibu ou funboard) fait progresser plus vite.
Foilboards : très courtes et volumineuses, avec un boîtier pour mât de foil. Une rubrique leur était consacrée sur le premier site de l'atelier. à confirmer
Mini Simmons, bonzer, alaïa… : des shapes de niche, chacun avec sa sensation. Parlez-en directement à Stéphane.
Le volume
Combien de litres pour vous ?
Le volume, en litres, c'est ce qui vous fait flotter et ramer. Le repère le plus utilisé : votre poids en kilos multiplié par un coefficient qui dépend du niveau.
Ce coefficient bouge ensuite selon votre forme physique, la fréquence à laquelle vous surfez et les vagues : plus de litres pour des vagues molles ou si vous surfez peu, moins pour des vagues creuses. Une planche en époxy flotte un peu plus qu'une planche en polyester de même volume.
Repères de volume (planche dure, combinaison comprise dans le poids)
Niveau
Litres par kilo
Pour 75 kg
Débutant
0,9 à 1,0
68 à 75 L
Intermédiaire
0,5 à 0,6
38 à 45 L
Confirmé
0,4 à 0,45
30 à 34 L
Expert
0,35 à 0,4
26 à 30 L
Les calculateurs publics ne sont pas tous d'accord, surtout pour les niveaux avancés : prenez ces chiffres comme un point de départ.
La forme vue de dessus. Large, elle rame et démarre facilement ; étirée, elle tient mieux dans les vagues puissantes. Un point large vers l'avant donne du drive, vers l'arrière elle pivote plus facilement sur le tail.
Le rocker
La courbure du nose au tail, vue de profil. Plus de rocker : des take-off raides sans planter le nose et des virages serrés. Moins de rocker : plus de vitesse et une rame plus facile, idéal dans les petites vagues.
Les rails
Les bords de la planche. Pleins et ronds (50/50), ils sont stables et tolérants. Fins avec une arête dure vers le tail, ils mordent dans la vague et libèrent de la vitesse.
L'épaisseur et le foil
La façon dont l'épaisseur se répartit du nose au tail. Du volume sous la poitrine aide à ramer ; un tail plus fin permet d'enfoncer le rail dans les virages.
Le dessous
Plat pour la vitesse dans les petites vagues ; concave pour la portance et la vitesse en ligne ; double concave vers le tail pour la réactivité ; vé pour faciliter le passage de rail à rail. Les longboards ont souvent un concave sous le nose.
La largeur aux extrémités
Mesurée à 12 pouces du nose et du tail. Un nose large porte et aide à ramer, un tail large plane tôt mais tient moins quand la vague pousse.
Les tails
La dernière partie que l'eau touche.
Le tail décide de la façon dont l'eau se libère : plus il est large et anguleux, plus la planche est vive ; plus il est étroit et arrondi, plus elle tient dans la vague.
Square
Pleine largeur, angles vifs : relances franches. Le tail des longboards classiques.
Squash
Angles adoucis : l'équilibre entre accroche et libération. Le plus polyvalent.
Round
Plus de courbe : des virages fluides, une planche qui tient en douceur.
Round pin
Plus étroit : tenue et contrôle quand la vague se creuse.
Pin
Étroit et étiré : tenue maximale à haute vitesse, pour les guns.
Swallow
Garde de la largeur pour la vitesse, avec deux pointes qui mordent : le tail du fish.
Les dérives
Une, deux, trois, quatre dérives.
Le nombre et la position des dérives changent complètement le comportement d'une planche. Elles doivent aller avec l'outline et le tail.
Single
Une grande dérive centrale : glisse classique et grandes courbes posées. Longboards, eggs.
Twin et twin keel
Deux dérives : très joueur et rapide dans les petites vagues. Les grandes « quilles » sont la signature du fish.
Thruster
Trois dérives : drive, contrôle et relances prévisibles. La configuration de référence depuis les années 1980.
Quad
Quatre dérives : vitesse en ligne droite et accroche dans les vagues creuses, un peu moins de pivot qu'un thruster.
2+1
Une dérive centrale et deux petites latérales : la glisse du single avec plus de contrôle. Longboards et mid-lengths.
5 boîtiers
Permet de passer de thruster à quad selon les conditions, sur la même planche.
La construction
Polyester ou époxy ?
Deux grandes familles de matériaux, deux sensations. L'atelier répare les deux. matériaux utilisés en fabrication à préciser
Polyester (pain PU)
La construction traditionnelle. Un poids et une souplesse qui amortissent le clapot et donnent une sensation « collée » à la vague. Plus sensible aux chocs.
Époxy (pain EPS)
Plus léger, plus flottant et plus résistant aux chocs. Très vif dans les petites vagues, un peu plus nerveux dans le clapot. On réduit souvent le volume de 2 à 3 litres.
Le quiver
Deux ou trois planches pour toute l'année.
Sur la côte landaise, les conditions changent beaucoup entre l'été et l'hiver. Plutôt qu'une planche qui fait tout à moitié, un petit quiver bien pensé couvre presque tous les jours.
La planche de tous les jours
Un hybride ou un shortboard un peu volumineux, pour la majorité des sessions de 0,5 à 1,5 m.
La planche des petits jours
Un fish, un egg ou un longboard pour l'été et les vagues molles.
La planche de l'hiver
Un step-up quand la houle grossit et que les beach-breaks se creusent.
Les erreurs fréquentes
Ce qu'on voit le plus souvent.
01
Une planche trop petite trop tôt
Moins de vagues prises, donc moins de progression. Mieux vaut quelques litres de trop que de pas assez.
02
Copier la planche d'un pro
Ses cotes correspondent à son gabarit, à son niveau et à ses vagues, pas aux vôtres.
03
Oublier ses vraies conditions
Choisir pour les meilleurs jours de l'année plutôt que pour les vagues surfées chaque semaine.
04
Ne regarder que la longueur
Largeur, épaisseur et volume comptent autant : deux 6'2 peuvent avoir 10 litres d'écart.
Repères compilés à partir de guides publics, dont Surf Science, OpenShaper et Surfer Today. Les chiffres varient selon les sources ; Stéphane les affine pour chaque surfeur.
Atelier de Labenne
Une planche à votre mesure, une conversation d'abord.
Votre gabarit, votre niveau, les vagues que vous surfez : tout commence par un échange avec Stéphane, par téléphone, par message ou à l'atelier.